


Marché de Divonne-les-Bains – 2 août 2026
Au lendemain de la fête nationale suisse, alors que beaucoup profitaient encore d’un week-end estival ou avaient les yeux tournés vers le Tour de France Femmes qui traversait la région lémanique, nous avions fait un autre choix : consacrer notre journée à une cause qui nous tient profondément à cœur.
Dès 7 heures du matin, Sophie et moi avons installé le stand de l’ONG PierMarc France sur le marché de Divonne-les-Bains. Jusqu’à 15 heures, malgré la chaleur, nous avons accueilli des visiteurs pour présenter notre projet d’écovillage destiné aux enfants orphelins vulnérables au Mexique.
Comme souvent, ce sont les rencontres qui donnent un véritable sens à une journée.
Au cours de la matinée, Éric Gavaret, Maire-Adjoint en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de l’événementiel de Divonne-les-Bains, nous a rendu visite.
Plus tard, une jeune Mexicaine s’est arrêtée devant notre stand. Le hasard nous a offert un échange chaleureux, rempli de simplicité et d’émotion. Ces quelques minutes nous ont rappelé que notre projet crée déjà des liens entre la France et le Mexique.
Tout au long de la matinée, de nombreux visiteurs ont pris le temps de découvrir notre démarche. Certains ont souhaité repartir avec l’un de nos livres, un objet solidaire en échange d’un don libre destiné à soutenir nos actions. D’autres ont simplement choisi de faire un don. Chacun contribue selon ses possibilités. Chaque geste nous a touchées. Non pas uniquement pour sa valeur matérielle, mais parce qu’il traduisait, chez certains donateurs, une confiance et une adhésion à notre projet.
En rentrant chez nous, une réflexion s’est imposée.
Notre société associe souvent la richesse à ce que l’on possède : un patrimoine, un compte bancaire, des biens matériels. Pourtant, au fil de cette journée, nous avons rencontré une autre forme de richesse :
- La richesse d’un sourire.
- La richesse d’un échange.
- La richesse d’une écoute attentive.
- La richesse d’une personne qui s’arrête quelques minutes pour comprendre un projet.
- La richesse d’un bénévole qui choisit de consacrer son dimanche à une cause plutôt qu’à ses propres loisirs.
Le véritable don n’est peut-être pas celui que l’on glisse dans une boîte ou que l’on dépose sur un terminal de paiement. Le plus précieux est souvent invisible. C’est le temps que l’on offre, l’attention que l’on accorde, les compétences que l’on partage, la confiance que l’on transmet.
L’argent est indispensable. Il permet de construire, de nourrir, d’éduquer et de soigner aussi. Sans lui, notre projet d’écovillage ne pourrait voir le jour. Mais il ne prend tout son sens que lorsqu’il devient un instrument au service d’une œuvre plus grande que lui.
Le projet PierMarc ne grandit pas uniquement grâce aux dons financiers. Il grandit avant tout grâce à la confiance que des femmes et des hommes choisissent de nous accorder.
Cette confiance se traduit de multiples façons : par quelques heures de bénévolat, un conseil, une mise en relation, un don ou simplement le temps consacré à écouter notre histoire.
Au fond, la véritable richesse ne réside peut-être pas dans ce que nous possédons, mais dans ce que nous choisissons de transmettre.
Une journée.
Une compétence.
Une rencontre.
Une confiance.
Un avenir.
Le 2 août n’était donc pas seulement une journée de marché.
C’était une journée où nous avons mesuré que les plus grandes richesses sont celles qui circulent d’une personne à une autre, grandissent lorsqu’elles sont partagées.
L’enseignement de Kaïdara, le grand conte initiatique peul transmis par Amadou Hampâté Bâ, nous invite à dépasser la valeur de l’or pour nous interroger sur l’usage que nous faisons de nos richesses. Le temps, la confiance, les compétences, la générosité ou les ressources financières ne prennent leur véritable sens que lorsqu’ils deviennent des instruments de transmission, de solidarité et de vie.
C’est peut-être cela, au fond, la plus belle des richesses.
— Par Clapase

