Peace and Love… et après ?

Illustration Peace & Action avec un soleil portant des lunettes ornées du symbole de la paix et le logo de l’écovillage PierMarc.
21 septembre 2026 — Journée internationale de la paix.

Trois mots. Quelques lettres devenues le symbole d’une génération et d’un idéal qui, plus d’un demi-siècle plus tard, n’a rien perdu de sa force.

La paix. L’amour. Qui pourrait ne pas les souhaiter ?

Et pourtant…

Des décennies après avoir proclamé Peace and Love, nous continuons à consacrer une journée internationale à la paix.

Alors peut-être faut-il se poser une autre question :

Depuis, avons-nous suffisamment œuvré pour construire la paix ?

En 2026, les Nations Unies nous invitent à investir dans la paix. https://www.un.org/fr/observances/international-day-peace

Le choix du verbe n’est pas anodin.

Investir, c’est accepter de consacrer quelque chose aujourd’hui pour un résultat de demain.

Obtenir la paix répond à l’urgence du présent.

Construire une culture de paix, c’est investir dans sa durée.

Car une paix obtenue doit encore apprendre à vivre.

Elle se construit dans le dialogue, la connaissance de l’autre, le respect des différences, l’éducation et la transmission.

Alors, si construire une culture de paix suppose de penser au-delà du présent, une autre question s’impose :

Dans quoi — et surtout en qui — devons-nous investir pour demain ?

Peut-être faut-il commencer par l’enfance.

Un enfant ne naît pas avec une culture de paix. Il la découvre à travers ce qui l’entoure, l’apprend par l’éducation, l’expérimente dans ses relations avec les autres et, plus tard, pourra la transmettre à son tour.

Investir dans l’enfance ne consiste donc pas seulement à répondre aux besoins d’aujourd’hui. C’est aussi préparer l’adulte de demain.

Apprendre à écouter pour mieux comprendre.

Accueillir la différence plutôt que la craindre.

Découvrir que la coopération peut être plus forte que l’affrontement.

Respecter l’autre sans renoncer à sa propre identité.

Prendre soin de l’environnement dans lequel chacun grandit.

Partager avec les autres, simplement.

Ces apprentissages semblent parfois bien éloignés des grandes négociations de paix.

Ils en constituent pourtant peut-être les fondations les plus discrètes.

Car les enfants auxquels nous transmettons aujourd’hui une culture du dialogue, du respect et de la responsabilité seront demain des citoyens, des parents, des enseignants, des entrepreneurs, des artistes, des responsables associatifs ou politiques… mais avant tout des femmes et des hommes appelés à vivre ensemble.

La paix de demain se prépare aussi dans ce que nous transmettons aux enfants d’aujourd’hui.

Chez PierMarc, cette conviction se traduit par l’action.

Notre engagement auprès des enfants orphelins vulnérables repose sur une conviction simple : protéger un enfant ne suffit pas. Il faut aussi lui donner les moyens de grandir, d’apprendre, de comprendre le monde qui l’entoure, de développer son autonomie et de trouver sa place parmi les autres.

C’est également le sens donné au projet d’écovillage PierMarc au Mexique.

L’éducation, la vie collective, le respect de l’environnement, la responsabilisation et l’ouverture aux autres n’y sont pas envisagés comme des dimensions séparées. Ils participent à un même projet : permettre à des enfants de construire leur avenir et, demain, de devenir pleinement acteurs de leur propre vie.

À notre échelle, voilà peut-être ce que signifie investir dans la paix.

Mais, en ce mois de septembre 2026, parler de paix ne peut pas nous faire oublier celles et ceux pour qui la paix n’est plus une idée, un idéal ou le thème d’une journée internationale.

À travers le monde, des femmes, des hommes et des enfants vivent encore la guerre, les déplacements, la séparation et l’incertitude du lendemain.

Cette réalité donne peut-être au mot paix toute sa gravité.

Mettre fin aux conflits exige des décisions, des négociations et une volonté politique. Et faire vivre la paix dans la durée engage aussi les sociétés, les familles, l’éducation et chacun d’entre nous dans ce que nous choisissons de transmettre.

Ces deux exigences sont indissociables.

Plus d’un demi-siècle après Peace and Love, l’idéal demeure.

Mais face au monde qui nous entoure, peut-être est-il temps de lui associer une exigence supplémentaire :

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